Les rivières d’Auvergne: un terrain de jeu impressionnant

Les rivières d’Auvergne: un terrain de jeu impressionnant

Les rivières d’Auvergne : un terrain de jeu impressionnant

11 000 km de rivières de 1ère catégorie avec une domination nette des salmonidés,

300 km de rivières de 2ème catégorie il faut noter que 200 km appartiennent au domaine public.

3 grands barrages EDF pour un total de 1653 ha, dont un de ces barrages (celui de Bort les Orgues) qui est cogéré par le Cantal et la Corrèze qui a le plus grand linéaire de berges.

450 ha de plans d’eau et de lacs naturels qui sont soit en accès libre, et/ou accès privilégié avec une carte de pêche du département.

Environ 3000 plans d’eau dont 98% sont propriétés privées avec une accessibilité avec des droits à la journée.

Le département du Puy de Dôme se divise en quatre zones distinctes correspondant chacune à des entités territoriales définies par la géologie du département.

Les secteurs du Puy de dôme

Le secteur Sioule-Combrailles :

les secteurs du Puy de dôme

Le secteur Sioule-Combrailles :

 

Ce secteur est celui qui recueille la Sioule et ce qui est appelé sur la région « Le pays des étangs »

Vastes plateaux boisés entre Auvergne et Limousin, les Combrailles laissent libre cours à l’eau sous toutes ses formes : rivières, ruisseaux, étangs…

Cette rivière nationalement connue pour sa richesse connaît tous les types de configuration de pêche

La Sioule :

La Sioule prend naissance dans le massif du Sancy, à 1 200 m d’altitude. Après de fortes pentes volcaniques, elle s’écoule sur la plaine glaciaire de Pontgibaud, avant de s’enfoncer dans des gorges d’origine granitique et métamorphique.

De nombreux affluents viennent grossir son flot : le ruisseau de montagne devient une puissante rivière où les truites partagent leur territoire avec l’ombre commun et le saumon.

Parcours amont de la Sioule :

Haute Sioule

Dans sa partie amont, la Sioule et ses affluents ont toutes les caractéristiques des torrents de montagne. Toutes les techniques au « toc », à la mouche ou bien nymphes au fil sont reines

Parcours intermédiaire :

Ce cours intermédiaire commence dans la plaine de Pontgibaud où la rivière est large et sinueuse. En aval, son cours s’accélère avant de se jeter dans le Barrage des « Fades-Besserves. »

Ici, c’est le domaine de la mouche, des techniques fines au toc mais également de méthodes plus traditionnelles telles que lancer et vairon manié.

Parcours aval :

Dans le Puy-de-Dôme, le cours inférieur s’écoule dans des gorges. La rivière est large et riche en végétaux, les écoulements sont diversifiés, grands plats, courants rapides, pieds de falaise, profonds, cette diversité est synonyme de richesse et de variété piscicole.

L’ombre commun et la truite Fario vous attendent, au niveau de Châteauneuf les bains et son aval.

Il faut noter que d’autres rivières moins importantes mais tout aussi intéressantes se trouvent dans ce secteur des « Combrailles », ainsi durant leurs recherches, les pêcheurs pourront croiser :

– Le Sioulet

– Le Cher

– La Morge

– Le Bouble

  Le secteur Sancy – Cézallier – Artense : lacs de montagne et eaux vives :

Le Puy de Sancy reste, malgré son air de montagne, un véritable volcan.

Au sommet, vous ne verrez pas de cratère, c’est un stratovolcan, c’est-à-dire que plusieurs volcans sont imbriqués les uns dans les autres.

Des bouches éruptives jaillirent des laves de compositions et d’aspects différents, ce qui explique en partie la grande variété de paysages.

Le massif volcanique des Monts Dore, dont le Sancy est le point culminant, a commencé sa formation il y a 5 millions d´années, pour se terminer il y a environ 250 000 ans.

Comme le montrent les études réalisées dès le XVIIIe siècle, le Massif du Sancy s’est édifié en plusieurs phases d’activités alternant avec de longues phases de repos.

On y trouve tous les types d’activités éruptives connus dans le monde, d’où une grande variété de roches et de matériaux.  La dernière période glaciaire, datant de 130 00 ans, a, par l´action des glaciers, modelée les grandes vallées rayonnantes autour du massif : vallées de Chaudefour, Fontaine Salée et Haute Dordogne.

La fin de cette période est marquée par un nouvel épisode volcanique provoquant la formation de cônes et de lacs. Parmi ces derniers, le lac Pavin résulte d’une éruption datant de 6900 ans seulement, la plus récente en France métropolitaine.

C’est de ces éruptions volcaniques que se sont formés les Grands Lacs d’Auvergne tels que le Lac Pavin, le Lac Chambon ou encore moins connu mais tout aussi beau le Lac Chauvet.

De ces différentes étendues d’eau, des rivières sont nées et bien souvent appelées « Couze  » qui est le nom générique des cours d’eau dans le Puy de dôme.

C’est ainsi que l’on parle régulièrement des Couze d’Ardes, Couze Pavin ou Couze Chambon.

Les Couzes:

Ces rivières sont toutes de la même morphologie comme par exemple la Couze Chambon une des plus poissonneuses de la région avec environ 1000 poissons à l’hectare.

Des monts Dores à 1 700 m d’altitude à l’Allier, la Couze Pavin parcourt plus de 40 km au long desquels se succèdent, faciès torrentueux et « rases » qui font des méandres sur les  plateaux glaciaires.

La rivière est tumultueuse, coulant au fond de gorges avant de s’assagir vers Saint-Floret, pour finalement se jeter dans l’Allier à Issoire.

Dans la partie amont de la Couze et de ses affluents les truites sont abondantes, noires de robe, et délicates à capturer. Le « toc » permet de pêcher partout et en toute saison mais la pêche à la mouche y est également très payante.

Le cours intermédiaire de la rivière a découpé le paysage : grossie par de nombreux affluents, la Couze Pavin coule entre falaises et coulées de laves. Toutes les techniques permettant de prospecter au fond des cavités assureront de belles pêches.

Dans la plaine, sans réellement s’assagir, les cascades cèdent la place aux courants profonds et aux radiers. Toutes les techniques de pêche sont praticables et souvent payantes.

Lorsque l’on parle du Sancy, il y a une rivière qu’il ne faut surtout pas oublier, appelée « La Belle » par tous les pêcheurs qui la pratiquent, la Dordogne prend sa naissance dans ce massif.

 

La Dordogne :

Elle prend sa source sur le flanc nord du Puy de Sancy à 1 366m d’altitude par la jonction de deux petits ruisseaux de montagne, la Dore et la Dogne.

Contrairement aux apparences, le nom de la Dordogne n’est pas un assemblage des noms de la Dore et de la Dogne.

Son nom vient plutôt de l’ancien mot ‘Durãnius’ (torrent, ruisseau) évoluant en ‘Dordonia’ (IXème siècle) donnant ainsi l’impression d’une étymologie ‘Dore-Dogne’.

Ce torrent limpide traverse le Mont-Dore et la Bourboule pour creuser ensuite son sillon dans les gorges d’Avèze aux versants crépus d’un vert sombre, paysage farouche et fier qui s’ouvre vers l’aval, au pont d’Arpiat, sur la retenue du barrage de Bort-les-Orgues.

En pays Sancy-Volcans, la Dordogne est classée en rivière de première catégorie et abrite une très bonne population de truites Fario sauvages. On trouve également une forte quantité de goujons et de vairons.

Il est vrai qu’elle est plus connue sous le surnom de la « Belle » lorsqu’elle est en seconde catégorie.

Secteur Val d’Allier – Val de Dore : Les grandes rivières de plaine :

val d'allier

De part et d’autre de la rivière Allier se découvrent des paysages pittoresques, des terroirs vignerons et des villages perchés aux pierres blondes du pays, dont certains sont classés parmi les Plus Beaux Villages de France.

Au nord, les étendues céréalières de la Limagne bordée à l’est par les monts du Forez et à l’ouest par la chaîne des Puys dévoilent sans retenue la richesse de leurs terres jalonnées de typiques colombiers en pisé.

La rivière Allier compte sur les 120 km de notre département 35 espèces.

L’Allier :

A cet endroit, l’Allier se trouve en seconde catégorie.

Longue de 410 km du Moure de la Gardilleen Lozère à 1 503 m d’altitude à sa confluence avec la Loire à Nevers, 117 km 117 kilomètres traversent le département du Puy-de-Dôme.

L’Allier est une rivière large (40 à 100 m) et capricieuse qui a su préserver son espace de liberté. Sauvage, souvent difficile d’accès, l’Allier possède un énorme potentiel piscicole et halieutique.

Dans son cours supérieur, l’Allier coule sur des terrains granitiques, métamorphiques et sédimentaires.

Aux grands courants succèdent fosses et plats. Du Saut du Loup jusqu’à Cournon d’auvergne, poissons blancs et salmonidés se côtoient.

Les ombres et les truites laissent leur place, l’espace de quelques calmes, aux brochets, sandres et carpes.

Ce secteur de rivière est le domaine privilégié des barbeaux, ablettes, chevaines et lotes de rivière.

Les techniques de pêche au manié ou aux leurres sont très adaptées.

En aval de Cournon d’Auvergne, l’Allier rejoint sa plaine alluviale où elle serpente, se perd en méandres et ralentit sa course. Brochets, sandres, perches, carpes et gardons sont très bien représentés

Lorsque l’on parle du Saumon, on a toujours en tête cette fabuleuse rivière à Saumon. (Nous reviendrons sur ce sujet lorsque nous parlerons de l’authenticité de la pêche et la tradition de celle-ci).

 

L’Alagnon:

Lorsque l’Alagnon rentre dans le Puy-de-Dôme, il passe en seconde catégorie piscicole, descendant des Monts du Cantal, et de la Station de ski du Lioran.

Cette rivière connait un superbe parcours le long de la Route National 122 avant de se jeter dans l’Allier au niveau de lieu-dit « Le saut du Loup » endroit où l’on peut observer depuis le pont les quelques saumons qui ont la chance de monter jusque-là pour frayer.

Si le peuplement piscicole est diversifié, l’Alagnon est surtout connue pour sa population d’ombres communs mais il est à noter que la population de truites de belle taille est tout de même bien présente.

C’est une rivière de courants et de radiers : Les techniques reines de ce secteur, sont le lancer, la mouche et le Toc

Secteur Livradois – Forez: la truite en pays sauvage.

Livradois

Le Parc Naturel Régional du Livradois-Forez offre de nombreuses richesses. Révélant un paysage montagnard de cols et de crêtes, et abritant de petites vallées où sont installés depuis des siècles les artisans couteliers et papetiers.

Terre d’artisanat et de tradition, le Livradois-Forez a la couleur et le caractère du fromage qui le symbolise, la Fourme d’Ambert, à la fois doux et corsé, rude et généreux. Ruisseaux et grandes rivières de montagne offrent à la truite et l’ombre un habitat de qualité.

Des plans d’eau diversifient les milieux proposés.

Dans cette partie du domaine piscicole, deux rivières importantes sont à retenir mais il faut bien sûr retenir tous les différents affluents qui viennent grossir la quantité de cours d’eau à prospecter.

La Dore :

Rivière de première catégorie piscicole.

La Dore prend sa source en Livradois à 1 000 m d’altitude. Ruisseau coulant sur des terrains granitiques au milieu des forêts, son flot grossit avant de serpenter dans la plaine d’Ambert où elle reçoit son principal affluent la Dolore.

Puis, jusqu’à Courpière, la Dore s’écoule à travers des gorges, en une succession de radiers, plats et plats courants.

En amont d’Arlanc, le peuplement piscicole de la Dore et de ses affluents est uniquement constitué de truites Fario caractérisées par une robe brune délicatement tachetée de noir et de rouge. Il est bon à noter que des ombres de belle taille y sont aussi capturés.

D’Arlanc à Ambert, poissons blancs et carnassiers font malheureusement leur apparition. En été, de belles fritures d’ablettes, goujons et autres petites espèces raviront les pêcheurs les plus opiniâtres.

En aval d’Ambert, dès son entrée dans les gorges, le cours d’eau s’accélère, truites et ombres investissent à nouveau la rivière.

Ici, les soirs d’été peuvent réserver de belles surprises, à la mouche. Attention, la taille de la truite est de 23 cm… Et les tacons nombreux, soyez vigilants lorsque vous les relâchez.

Dans cette partie de Dore moyenne il est important de pêcher les affluents.

Petits ruisseaux, rivière de plaine, grande rivière courante, la diversité des faciès d’écoulement permet de pratiquer toutes techniques : toc et vairon manié en début de saison, cuiller et mouche par la suite.

La réussite réside en la qualité de la prospection, dans ce secteur il faut être curieux et tenter sa chance.

Une autre rivière est surtout à retenir car il s’agit au goût des pêcheurs et notamment des moucheurs un des joyaux du département du Puy-de-Dôme, il s’agit de l’Ance du Nord.

L’Ance du nord :

Rivière de première catégorie piscicole.

Cette magnifique rivière prend sa source sur les hauteurs des monts du Forez du côté de Pierre-sur-Haute à plus de 1 400 m d’altitude.

Dans sa partie amont, jusqu’à Saint-Anthème, les eaux torrentueuses de l’Ance et de l’Ancette sont grossies par de nombreux petits ruisseaux de montagne ou « rases » dévalant à proximité de fermes d’altitudes appelées Jasseries.

Ici toutes les techniques peuvent être utilisées, le « toc » assurera des captures toute l’année.

Dans tous les cas, privilégiez une grande canne qui vous permettra de pêcher discrètement sur les plateaux et de passer inaperçu sous les frondaisons des arbres.

C’est cette partie de rivière qui fait de l’Ance le joyau, avec une densité de truites de près de 2600 à l’hectare ainsi qu’une population d’ombres très importante. Un parcours «No-Kill » de 3 700 mètres permet de donner conscience aux pêcheurs sportifs de la capacité de cette rivière.

Plus en aval, avec l’arrivée de ruisseaux importants (l’Enfer, Thideron), l’Ance ralentit sa course et dessine quelques méandres alternant radiers, plats, fosses… autant de postes qui permettent la pratique de nombreuses techniques d’eaux vives.

 

 

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